• ₪Le dernier Prix du Festival attribué par les internautes !

          

  • Les internautes ont désigné le film brésilien Semences de notre coeur (les)/ Sementes do nosso quintal... Ce film a été réalisé par Fernanda Heinz Figueiredo, présente pendant le festival...

    Il raconte, au Brésil, une école pas comme les autres, inspirée par la pensée de sa créatrice, Therezita Pagani, éducatrice charismatique, passionnée et passionnante. Elle accueille les enfants dès deux ans, leur offrant un lieu de vie où tout contribue à leur épanouissement, le contact avec la nature, la musique et les arts, la culture populaire. Les parents sont aussi très impliqués dans la vie de l’école.

    Voir un extrait du film.

    Voici la critique qu’en a fait Jean Pierre Carrier

    Une école au Brésil, à Sao Paulo. Une école comme beaucoup rêvent d’en voir en France. Même si ce genre d’établissement voué à l’épanouissement de l’enfant, basé sur le rapport à la nature et à la créativité artistique, on peut en rencontrer chez nous, dans la mouvance de Maria Montessori et Françoise Dolto. Ce sont souvent des écoles privées, qui d’ailleurs ne revendiquent pas toutes une étiquette. Et dans le système éducatif officiel, bien des enseignants de maternelle pratiquent aussi une pédagogie qui repose globalement sur les mêmes valeurs, des valeurs qui sont aussi les nôtres aux Ceméa.

    L’école fondée il y a plus de quarante ans par Therezita Pagani à Sao Paulo ne bénéficie pas non plus des aides de l’Etat. Mais elle vit avec l’aide des parents, très présents dans le fonctionnement au jour le jour et qui visiblement feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer son avenir. La cinéaste Fernanda Heinz Figueiredo est elle-même une ancienne élève de l’école et ses enfants la fréquentent aujourd’hui. Son film est un hommage à sa fondatrice et un hymne à la pédagogie qui y est mise en œuvre. Un film engagé donc, militant même, qui va bien au-delà du simple fait de faire connaître cette expérience puisqu’il s’agit surtout de défendre des valeurs. Voir ces valeurs s’incarner avec tant de force au Brésil ne peut que renforcer notre conviction de les considérer comme universelles.

    Fernanda Heinz Figueiredo, en vraie cinéaste, réalise un film à hauteur des enfants. Sa caméra est totalement intégrée à leurs activités. Elle filme en gros plans leurs visages, leurs émotions, leurs sourires, leurs colères aussi. Les jeux sont nombreux, variés, ne nécessitant pas de matériels sophistiqués. Les animaux sont les compagnons de tous les jours. Et la musique, les chants, les danses, les déguisements, donnent à l’école un air de fête particulièrement stimulant. Bref, le vécu quotidien est riche, permettant aux enfants de grandir de façon harmonieuse, dans le respect absolu de leur personnalité.

    Therezita Pagani est omniprésente dans le film, comme elle est omniprésente dans son école. Elle est filmée les plus souvent dans sa relation avec les enfants. Elle les accueille le matin ou tient avec eux des conférences lorsqu’il y a un problème. Des exemples ? Un premier concerne cet enfant qui a frappé l’oie du jardin. Le bec de l’animal est en sang. Les enfants s’alarment. Comment faire comprendre à l’auteur de cette agression qu’elle est tout autant inadmissible qu’un coup donné à un autre enfant ? Deuxième exemple, le cas de ce petit garçon qui refuse de manger parce qu’il n’aime pas le poisson. Son argument : il y a des arêtes. Pas du tout lui dit Therezita, et elle ne cédera pas. Puisqu’il n’y a pas d’arête dans le plat, il n’y a pas de raison de ne pas manger ce poisson. Elle finira par avoir gain de cause. Mais ce n’est pas pour elle une victoire affirmant son pouvoir sur l’enfant. Celui-ci a argumenté, allant jusqu’à essayer le chantage ; « je veux changer d’école ». D’habitude ce sont plutôt les adultes qui font du chantage ! De toute façon ça ne marche jamais. A l’école de Therezita Pagani encore moins qu’ailleurs.

    La présence des parents à l’école est filmée en toute simplicité. Ils s’expriment sur leur vécu familial. Comment voient-ils leur enfant grandir ? Leur rôle est bien sûr fondamental. Si Therezita et les éducateurs et éducatrices ont des relations affectives très profondes avec les enfants, ils ne cherchent nullement à remplacer les familles.

    L’école accueille les enfants très tôt, dès 18 mois dans certains cas, et jusqu’à 6 ou 7 ans. Lorsqu’ils la quittent, ils sont près à affronter le monde. Quel que soit leur itinéraire, ils auront acquis l’énergie nécessaire pour faire face à toutes les situations. Ils se seront construits dans la plus grande liberté. Ils auront entre leurs mains tout ce qui est indispensable pour devenir maître de don destin. Que l’école puisse y contribuer, c’est ce que tout enseignant, tout éducateur, doit espérer.

  • Les Ceméa coordonnent l’organisation du Festival,
    animé par un comité de pilotage des partenaires locaux et nationaux.
En partenariat
Avec le soutien de
Avec la participation de
Avec le parrainage