Synopsis

Dans la classe de première du lycée d’Abidjan, Blancs et Noirs sont assis côte à côte, sans hostilité mais aussi sans qu’aucune intimité ne s’établisse entre eux. Une jeune fille, Nadine, nouvellement arrivée de France, décide ses amis à inviter leurs camarades noirs.

Jean Rouch réalise un reportage vécu sur les problèmes qui se posent à des jeunes gens, blancs et noirs d’une classe mixte du lycée d’Abidjan. Il propose aux élèves de première de jouer un psychodrame dont il leur donne le thème.

L’histoire se construit en cours de tournage, les élèves inventent à leur guise leurs actions et leurs dialogues. L’improvisation spontanée étant la seule règle du jeu. « Qu’importe l’histoire, plausible ou décalquée, qu’importe la caméra ou le micro, qu’importe le réalisateur, qu’importe si pendant ces semaines un film est né ou si ce film n’existe pas. Ce qui s’est passé autour de la caméra est beaucoup plus important. Car il s’est passé quelque chose. À travers ces classes de cartons, ces amours poétiques et enfantines, ces simulacres de catastrophe. Dix garçons et filles, dix africains et européens, ont appris à s’aimer on apprit à se fâcher, à se réconcilier, à se connaitre. Ce que plusieurs années de classes communes n’avaient pas réussi à faire, un simple film dans son improvisation journalière l’a réussi. Pour tous ces jeunes africains et européens le mot racisme n’a plus aucun sens » dixit Jean Rouch.