Synopsis
Ziki est un petit garçon congolais qui vit dans un village avec sa mère. Un jour, alors qu’ils jouent tous les deux, Ziki découvre un mystérieux tunnel qui serpente sous le plancher de la cuisine. Poussé par la curiosité, il décide de s’y aventurer, mais en avançant, il glisse et tombe au fond du tunnel. Au fil de son périple, il découvre un monde fondé sur l’exploitation et la guerre dans son pays natal. (Film sans paroles, voir le making of ci-dessous).
A propos
Les Regards de l’ICART. Le Grand Prix, toutes catégories confondues, a été décerné, en 2026, à ZIKI.
Ce court-métrage d’animation italien vise à dénoncer d’un côté, les mines du Congo, habitées par des travailleurs réduits en esclavage, sous le contrôle de soldats ; de l’autre, nos sociétés industrialisées, dépendantes du coltan, un minerai arraché à la terre congolaise dans des conditions inhumaines.
Le court-métrage est financé par Amnesty International Italia, Artemisia Centro Antiviolenza Onlus, ainsi que le Ministero della Cultura et la SIAE dans le cadre du programme Per Chi Crea.
Le jury de ce Prix, a salué à la fois « l’engagement et la force du sujet ainsi que la technicité de la forme. Les réalisatrices ne se sont pas seulement contentées de raconter mais aussi de faire ressentir. L’illustration 2D permet de jouer sur le contraste d’une esthétique soignée, une douceur visuelle pour raconter une réalité brute et violente. Le film multiplie les techniques d’animation au fil du récit, un choix audacieux, qui traduit le passage d’un monde à l’autre, de l’innocence de Ziki à l’horreur que devient son quotidien. L’animation ici ne cherche pas à adoucir le sujet mais vient confronter le spectateur ».
Primer un film comme Ziki est pertinent avec ce que défend le festival des Regards de l’ICART, puisque le court-métrage est un espace d’engagement et de résistance. Le sujet que traite Ziki n’est pas inconnu, mais est encore très largement invisibilisé, des milliers d’enfants grandissent dans cette réalité marquée par la violence.



