Le FIFE a pris connaissance du communiqué de presse diffusé conjointement par L’ACID, l’ADDOC, la Guilde des scénaristes, L’ARP, le SCA, la SRF et apporte son soutien.

Dans un contexte particulier, d’attaque également du service public, le CNC et le travail de ses commissions est attaqué…

« En cette année de célébration du cinquantenaire de la disparition d’André Malraux (qui rattacha le CNC en 1959 au ministère de la Culture), nous rappelons qu’en 1946 la création du CNC a été l’objet d’un large consensus qui réunissait l’ensemble des forces politiques de la droite à la gauche. C’était – déjà – une question de souveraineté culturelle face aux appétits industriels étrangers, d’aide à la création contemporaine et d’accès à la culture pour toutes et tous, avec le soutien d’un parc de salles au maillage territorial unique au monde.
Nous appelons donc les responsables politiques et toutes les personnes attachées à la vivacité du cinéma et de tous les secteurs audiovisuels français, à dénoncer avec nous ces fossoyeurs et leurs attaques contre son pilier, le CNC, et à prendre la défense de la souveraineté culturelle de notre pays. »

Extraits du communiqué, pour lire le lire dans sa globalité cliquer ici

Points sur la nature des financements du CNC

Comme le précise le texte « le budget du CNC ne vient pas de « l’argent des Français » mais dépend uniquement de taxes sectorielles acquittées par les éditeurs, distributeurs, plateformes et exploitants lorsqu’ils diffusent des films, quels qu’ils soient. Tous les films, des blockbusters internationaux aux films d’art et essai et de recherche, et toutes les autres formes audiovisuelles à leur diffusion contribuent à son financement. C’est un système efficace et vertueux.

Les films français et les œuvres audiovisuelles françaises sont aujourd’hui distingués par les récompenses les plus prestigieuses et programmés en nombre dans les grandes manifestations et festivals internationaux. Ils sont plébiscités dans le monde entier pour leurs qualités artistiques, et savent trouver leur public en France comme à l’international (les films qui rassemblent moins de 20 000 spectateurs en France représentent moins de 5 % des aides publiques)…

Le communiqué demande à rétablir une réalité factuelle : la France est l’un des pays européens où la part publique dans le financement des films est la plus faible (27% pour les films d’initiative française contre 47% pour les films européens en 2025), et en même temps celui où la part de marché des films nationaux est la plus haute. Sans ce système qui offre aux spectateurs français l’accès à une pluralité de regards et de récits, ce sont d’autres puissances qui se chargeront de nous raconter des histoires et qui imposeront ainsi leur point de vue sur le monde.

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